Enserrée dans ce quartier fait de rues étroites et de petits immeubles, rue de la Lune face à un petit square, cette église datant de 1830, a été construite sur le modèle de St Philippe du Roule par l’architecte Chalgrin. C’était auparavant un édifice qu’avait inauguré Anne d’Autriche, il n’en reste que le clocher. Quelques œuvres d’art ont échappé à la Révolution, des tableaux de Philippe de Champaigne et des frères Mignard. Un baptistère moderne à piscine, encastré dans le sol au milieu de la nef, est utilisé principalement à Pâques et Pentecôte.
L’impression qui se dégage de l’ensemble est le manque de moyen pour son entretien et une grande restauration des fresques de la voûte et de certaines œuvres notamment serait bien venue ! Et trop peu d’informations détaillées sont mises à disposition du visiteur…
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Élisabeth de Hongrie (1207-1231), sous les traits de la duchesse de Berry (1798-1870), tableau de Louise de Saint-Étienne 1835.
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Sur la gauche une chapelle de la Vierge éclairée de deux coupoles aux vitraux à dominante bleue. De belles représentations murales de différents saints habillent les murs au dessus des hauts lambris. Nombre d’ex-voto plaqués entre les personnages.
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Derrière l’autel, sur le mur arrondi du chœur, quelques tableaux au dessous d’une fresque en trompe-l’œil à la base de la coupole.
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Une représentation de Ste-Geneviève avec les clefs de Paris.
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Par Philippe de Champaigne, la Bienheureuse Isabelle de France, 1224-1269, sœur de Louis IX.
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Ici, je pense qu’il s’agit aussi de Ste Geneviève distribuant du pain aux parisiens affamés par la tentative d’invasion d’Attila… Mais qui finit par renoncer à envahir la ville grâce à la persuasion et aux prières de la Sainte, selon la légende.
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Saint-Jean l’Évangéliste, son aigle et une petite tête d’agneau dépassant du calice.
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Le baptistère.
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J’étais à la recherche d’une des œuvres du sculpteur Dalou, dont j’ai montré quelques images à l’occasion des expos que j’ai visitées ces derniers temps. Passant près de la mairie du 10 ème arrondissement, je me suis empressé d’entrer pour pouvoir l’admirer grandeur réelle, alors que seules les études réduites étaient visibles au Petit Palais. Bien que les photos soient interdites, ce qu’un employé de mairie vint me signaler alors que je déambulais dans la salle des fêtes l’appareil photo dirigé vers les murs décorés de fresques, j’avais fait déjà quelques clichés.
Je lui expliquais que je souhaitais voir cette œuvre située dans la salle des mariages. <Mais elle est fermée ! > Voyant ma déception, gentiment il me demanda de patienter un moment puis revint avec la clef et m’ouvrit cette salle. Il m’autorisa aussi à prendre les photos rapidement et sans flash… <Seulement pour les mariages >.. ?..
Voici donc l’œuvre qui représente la fraternité, mais sans en connaître le thème, on peut s’étonner de voir deux hommes s’embrasser avec tant de fougue dans cette salle qui maintenant célébrera les mariages de personnes de même sexe. Étonnant non ! Depuis la fin du XIXe siècle…
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… Et quelques fresques des murs et d’un plafond de la salle des fêtes…
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Mes sincères remerciements à ce monsieur de la mairie.
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Le silence s’impose à côtoyer tout au long des allées ces maisons de pierre. Pas de tristesse, juste un apaisement. Le temps de leur gloire est passé. L’oubli s’est installé pour nombre d’entre eux.. Ou presque !
Le dernier bourreau de la famille Sanson.
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Écrivain romantique du XIXe siècle
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Compositeur français d’Opéra, cette tombe est l’œuvre de Charles Garnier, créateur de l’Opéra de Paris…
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À gauche, Alexandre Dumas fils gisant, à droite, le toit de son tombeau qui porte une inscription sur la vie la mort l’éternité…
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Peintre orientaliste.
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Un impressionnant plafond que semble maintenir cet ange !
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Peintre romantique du début du XIXe siècle, ami de Delacroix et Géricault, il fut le maître du sculpteur Auguste Bartholdi.
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Statue monumentale offerte par l’Institut Pasteur, pour remercier leur bienfaiteur Daniel Ifla- Osiris…
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Rita Mitsouko…
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Deuxième œuvre funéraire de Charles Garnier.
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Tombe de Jean Jaurès avant qu’il ne soit transféré au Panthéon en 1924. Seule son épouse l’occupe.
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J-C Brialy aux côtés de la Dame aux camélias !
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Dalida, la "vedette" du cimetière inondée de fleurs tout au long de l’année.
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Avec les corbeaux, les chats sont le peuple vivant de ces grands jardins de silence.
Nombre de célébrités côtoient tant d’inconnus ! Ce cimetière fait près de 20 hectares. Installé sur les anciennes carrière de pierre à plâtre ou gypse, il était situé hors les murs de Paris jusqu’à l’annexion des communes limitrophes en 1860. C’est sur le trajet de transport des pierres vers la Seine qu’ont été donnés les noms de rue Blanche, Barrière Blanche et de place Blanche. Le baron Haussmann est intervenu dans l’agrandissement du cimetière. L’accès à la rue Caulaincourt par le pont métallique qui surplombe les tombes, abandonné par Haussmann est repris sous la IIIe république, pour l’Exposition Universelle de 1889, malgré de très nombreuses protestations. Une partie du cimetière s’effondra en 1869 du côté des Grandes Carrières qui maintenant est occupée par l’hôpital Bretonneau et la caserne des pompiers.
Allons au hasard des allées…
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Certains se rappellent peut-être du commissaire Bourrel, allias Raymond Souplex, dans les années 60, "Les cinq dernières minutes" : Bon sang ! mais c’est bien sûr…
Ce comédien était son équipier, l’inspecteur Dupuy.
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Le peintre …
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La tombe cache la représentation mortuaire réelle du visage de cet homme !
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Vaslav Nijinsky, célèbre danseur des "Ballets Russes".
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Il mourut sur les barricades, un trou dans la tête laissé par la balle est même représenté.
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Une rare œuvre funéraire de Dalou.
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Deux cinéastes, Claude Autant Lara et François Truffaut.
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Étonnant décor à l’intérieur de ce tombeau pyramidal ! C’est un peu à l’aveugle que j’ai fait ce cliché, les bras tendus vers une petite ouverture placée en hauteur.
Quelle n’a pas été ma surprise ! La photo n’est pas très bonne mais ce n’est pas grave…
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Lui aussi est étonnant !
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Encore une surprise, la tombe de Michel Berger et de sa fille Pauline !
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Consacrée en 1420, elle est le siège de nombreuses corporations de marchands et vendeurs de vin. En 1494,trop petite, des travaux d’agrandissement reprennent jusqu’en 1657 avec l’adjonction d’une façade classique, première pierre posée par Louis XIII, ainsi que de multiples chapelles. Elle devient la paroisse de la grande aristocratie établie dans le Marais.
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Avec St Merri et St Étienne du mont, cette église est l’une des rares à avoir conservé des vitraux du XVIe siècle.
Au XVe siècle, la mode du verre blanc fait qu’un nombre important de verrières furent déposées. Une campagne de création de vitraux est en cours aujourd’hui pour tenter de retrouver la luminosité originelle. Deux artistes ont ainsi pu installer des vitraux modernes, Sylvie Gaudin et Claude Courageux.
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Belle juxtaposition de styles…
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Il faut entrer sous un porche, 214 rue Lafayette, pour apercevoir dans la cour cette église construite en 1866. Elle est lié à l’histoire de la mission allemande et luxembourgeoise accompagnant les immigrés allemands venus à Paris après les guerres napoléoniennes . L’empereur François-Joseph la fit orner des trois vitraux du chœur, au dessus de l’autel. Ils représentent Saint-François d’Assise, Saint-Joseph et Sainte-Élisabeth de Hongrie.
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J’aimerais comprendre cette scène !
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Curieux vitraux modernes…
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St François d’assise.
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St Joseph.
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Ste Élisabeth de Hongrie.
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Statue de Saint-Joseph, placée dans la cour.
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À gauche, un pleurant.
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Un "terrifiant" St Georges terrassant le dragon …
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Et tant d’autres merveilles, pour qui aime cette époque médiévale !
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Le musée de Cluny, nom officiel Musée National du Moyen Âge Thermes et Hôtel de Cluny, est situé au cœur du Quartier Latin, dans un hôtel particulier du XVe siècle. Il possède l’une des plus importantes collections mondiales d’objets et d’œuvres d’art de l’époque médiévale.
Les bâtiments accueillaient les abbés de l’ordre de Cluny en Bourgogne au XIIIe siècle. À la fin du XVe siècle, le bâtiment construit par Jean III de Bourbon est agrandi par Jacques d’Amboise, abbé de Cluny (1485-1510). Les armes d’Amboise : trois pals alternés d’or et de gueules, ornent les lucarnes ouvragées de la façade.
Du Moyen-Âge à la Renaissance…
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Entrons dans ces siècles de constructeurs pétris de mystique, sculpteurs imprégnés de croyance, peintres envahis par la foi, créateurs d’œuvres narratives emplies de poésie et de symboles. Une esthétique parfois naïve mais réellement captivante.
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Trois détails de ce bas-relief suivent de cette vie de Jésus.
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Deux détails d’un même panneau.
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